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Les carnets de voyage

Code Alex

Le projet

En guise de préfaceL'itinéraireUn grand merci

Les carnets de voyage

Détournement de grand-mèreLe trésor du lac TiticacaRififi en AmazonieDu Calaisis à l'AmazonieL'imposteur d'Opération AmazoneReportage en AmazonieCode AlexEl viaje del dormilónNoix de coco et feuilles de coca

Le blog de Philippe Revelli

Dans quelle galère...Quelques pistesQuand faut y allerBelém pour commencerEn remontant l'AmazoneDur, dur, la TransamazonienneLe lac TiticacaLima, tout le monde descend !

Code Alex

Extrait audio


I- Alex (récit de Marie Kovert)

Marie Kovert recueille un mystérieux perroquet dans le zoo où elle travaille. Celui-ci est bien plus que bavard, il est doté d'une intelligence extraordinaire. C'est tout simplement incroyable, extraordinaire, cosmique !

Il faut que je vous raconte... Je m 'appelle Marie Kovert. Pour financer mes études et terminer ma thèse sur la sauvegarde de la planète, je bosse pour un zoo.
Il y a quelque temps, j'ai été appelée en renfort sur une saisie des douanes : toute une cargaison d'oiseaux exotiques, échappés de leurs cages, et retrouvés sur un vol en provenance du Brésil. Beaucoup étaient destinés à des animaleries de la région - c'est en tout cas ce qu'attestaient des documents officiels... pas vraiment clairs. D'autres étaient commandés par une société spécialisée dans la recherche comportementale des animaux et d'autres encore seraient vendus à des particuliers.
La plupart des volatiles étaient des psittaciformes : perruches et perroquets multicolores.  Après plusieurs jours de recherche, l'équipe des services vétérinaires et moi-même étions parvenus à retrouver la provenance et la destination de chacun. Seul un oiseau n'était répertorié nulle part : un perroquet d'Amazonie. Je décidai alors, comme c'est le cas dans ce genre de situations, d'emmener le passager clandestin au zoo et de le placer en quarantaine.
Je l'enfermai et le nourris de graines et de fruits. Je m'éloignais de la cage quand j'entendis :
- Obrigado! Thank you ! Merci !
- Qui parle? Qui est là? ai-je dit,
- Trop long à expliquer ! Top secret jeune fille !
- Cette blague ! Allez Moustique, arrête tes idioties, montre toi, je t'ai reconnu (Moustique travaille au zoo avec moi, comme son surnom l'indique, il est entomologiste)
Mais personne aux alentours : j'étais seule !
- C'est le perroquet qui te parle... Harry, je te parle !
- "Marie" pas "Harry"... Marie Kovert tu as trop travaillé, dis-je à haute voix, ou abusé du café...
- Et tu devrais surtout changer de lunettes !
- Mais... Waouh... tu parles vraiment !?!
- Dans mon village grande cruche, tous les perroquets parlent. C'est à cause des graines dont on se nourrit... Mais finissons-en avec tous ces palabres : libère-moi, je dois rentrer au Brésil.
- Au Brésil... tous les perroquets parlent ? Laisse-moi quelques minutes que je puisse avaler tout ça.
- On parle, et grâce à ton compatriote, Henri Anatole Coudreau, on s'instruit également. C'est lui qui a initié mon arrière grand-père à la connaissance, à la civilisation moderne, à la musique... Le secret était bien gardé, et pourtant, voilà quelques mois, des individus ont commencé à se mettre à la recherche de la tribu à laquelle j'appartiens. Nous avons pu leur échapper en nous cachant dans la jungle à de nombreuses reprises. Mais finalement, alors que je tentais de sauver les miens, j'ai été pris et amené dans ton pays... Aide-moi à repartir.
- Mais comment ? Attends, chut ! On vient...

C'était Moustique, mon ami. Quand il a découvert l'histoire et les capacités du perroquet, une idée nous est venue : demander l'avis au troisième larron de notre trio : Gérard Manvussa, journaliste, toujours sur les routes du monde entier. Lui pourrait ramener Alex au Brésil, nous l'avons tout de suite appelé et leur départ a été fixé en février.
Difficile à croire et pourtant...

 

II- Canular (récit de Gérard Manvussa)

Gérard Manvussa vient en aide à sa vieille copine de lycée Marie Kovert, il doit ramener au Brésil un perroquet aux capacités intellectuelles surnaturelles qui s'est mis en tête de sauver la planète.

Je connais Marie Kovert et cet hurluberlu de Moustique depuis le lycée. Ils ont toujours été dingos, mais là, le message que j'ai reçu me fait penser qu'ils ont tous les deux été frappés sur la tête ! Ou qu'à force de côtoyer des animaux, ils ont contracté une maladie virale qui s'attaquerait aux neurones...
Moi, Gérard Manvussa, je ne sais quoi penser. Jugez par vous-mêmes...
Marie veut que je fasse l'interview d'un perroquet qui a atterri en France alors qu'il voulait échapper à un scientifique fou et sans scrupule. Comme mon prochain reportage aura lieu au Brésil, elle me demande aussi de ramener l'oiseau dans son pays.
C'est une bonne amie et je décide de me rendre au zoo - au moins par courtoisie.
Donc j'y vais, au zoo. Et c'est bien vrai ! Moustique et Marie me présentent Alex, le perroquet.
A première vue, une boule de plumes vertes et rouges avec un bec, deux ailes... Normal. Pourtant quand la bestiole se met à parler, je me dis que je tiens le scoop de ma carrière de journaliste.
Il dénonce les ravages de la déforestation de la forêt amazonienne, les répercussions sur l'écosystème, les changements climatiques, le réchauffement de la planète. Alex a une connaissance scientifique du problème à faire pâlir un prix Nobel ! Et il connait également les responsables, ceux qui se font de l'argent, un max d'argent, sans se préoccuper de l'avenir de la Terre.
Pour agir, il doit retourner dans sa forêt. Si je l'aide, j'aurais l'exclusivité pour mon journal sur des informations top secrètes qu'il compte révéler au grand jour.

Voilà mes amis, ma décision est prise : Alex et moi partons dès que possible pour le Brésil, plus précisément pour Belém. Marie et Moustique nous rejoindrons plus tard. Une fois sur place, je dois prendre contact avec une fille : Isabel Dos Santos.

 

III- Colère D'Dadok (récit de James Dadok)

Par un concours de circonstances malheureuses, James Dadok, aventurier et scientifique peu scrupuleux, a égaré son perroquet pendant le débarquement des bagages de la soute d'un avion en provenance du Brésil. Une seule piste pour le retrouver : un journaliste nommé Manvussa.

Mille sabords ! Qui m'a fichu ce bougre d'extrait de cornichon ? Cette chouette mal emplumée ? Parole de Dadok, ça ne se passera pas comme ça !
Ce volatile grotesque est incapable d'aligner trois mots. Impossible, ce n'est pas mon Alex ! Des années de traque, de recherche en pleine jungle amazonienne pour en arriver là... Réfléchissez bande d'ectoplasmes ! Que s'est-il passé à la douane ?
- Chef, on a fait comme vous aviez dit, on a récupéré Alex...
- Ce n'est pas Alex ! Alex est un perroquet qui a l'intelligence de vous tous réunis. Que dis-je, il a l'INTELLIGENCE SUPRÊME ! Il a été nourri depuis sa naissance à la graine de démultiplicateur de neuro-connections. Une graine rarissime ! Et vous voulez me faire croire que celui-là... Imposteur ! Perroquet déplumé, va ! A moins que... Quelle horreur ! Serait-il possible que le voyage l'aie rendu analphabète ? Non. Retournez à l'aéroport et retrouvez mon Alex !
- A vos ordres chef, on y file !
Mais quelques jours plus tard, les seules informations que m'ont ramenées mes deux acolytes étaient bien minces : un incident au déchargement de la cargaison du vol en provenance du Brésil, justement celui sur lequel était embarqué Alex, leur avait été signalé par le services des bagages de l'aéroport.
J'avais au moins la certitude que ce n'était pas Alex qui m'avait été livré.
Et puis voilà que, par hasard, en lisant une revue animalière, je tombe sur l'article d'un certain Manvussa relatant les incroyables capacités de langage d'un perroquet d'Amazonie...
J'envoie aussitôt Musclor et Rocky sur la piste du journaliste.
Celui-ci raconte dans son article qu'il fera prochainement un séjour au Brésil. Il y a urgence !

 

IV- Le miroir d'Archibald (récit de Gérard Manvussa)

A Belém, Gérard Manvussa et le perroquet Alex se sont installés à l'hôtel Novo Avenida. Marie Kovert est restée en France. Elle envoie à son ami des informations permettant de déchiffrer la première partie d'un code, donné par Alex, et qui doit les conduire à la statue de Saint Archibald, dans l'église de Las Mercês, à Belém.

Toute la nuit, j'ai tourné et retourné dans ma tête l'énigme proposée par Alex juste avant mon départ : "dans une vieille église tu entreras, l'oeil du barbu tu suivras, le reflet de la lune dans un miroir te guidera". Qu'est-ce que ça peut bien signifier ? Ce matin, après un petit déjeuner copieux, je passe à la réception de l'hôtel. Un message de Marie m'attend. Il m'apprend qu'après de nombreuses recherches sur l'église de Las Mercês, une statue de Saint Archibald pourrait correspondre au Barbu de l'énigme. Allons-y !
Mais Belém est une mégapole et la chaleur nous ralentit. Une foule extraordinaire en short, casquette, tee-shirt multicolores s'agite. Perché sur mon épaule, Alex n'en perd pas une.  Enfin, après trois heures de marche, je perçois le tintement des cloches de Las Mercês. Une rue à droite, deux rues à gauche, nous voilà dans le monument.
Dans l'église, à droite de la nef, j'aperçois un barbu en pierre, c'est le portrait craché du capitaine Haddock, d'Hergé. J'ai l'impression qu'il me fixe du regard. Dans la main gauche, il tient un miroir.
Quelques personnes prient, près de l'autel. J'en profite pour inspecter la sculpture dans tous les sens, à la recherche d'un indice. Hélas, le miroir ne reflète que la pâle lumière du soir qui tombe à travers le vitrail. Mais soudain, dans un reflet, quelques mots apparaissent en latin sous l'image de Saint Archibald.
- J'ai appris le latin en 5ème, dis-je, mais c'est loin... Pas moyen de déchiffrer ce code.
- Laisse moi faire, dit Alex, le latin est ma langue préférée.
Et il lit : "par les vagues d'un grand fleuve la suite tu connaîtras, le son des eaux te guidera, le souffle du vent dans la forêt au grand lac des origines t'amènera".
Pas de doute, il nous faut affronter l'Amazone.
Je décide donc de m'équiper : vêtements de pluie, boussole, corde, carte détaillée. Et le lendemain, à la première heure, je vais au port où je trouve un bateau pour remonter le fleuve. C'est l'Antonio Lemos. Le rafiot semble prendre l'eau de partout, son capitaine a des airs de vieux loup de mer... De toute façon, je n'ai pas le choix. Le piaf et moi, on embarque. Cap à l'ouest, en avant toute !

 

V- A la poursuite d'Alex (récit de James Dadok)

James Dadok est arrivé à Belém accompagné de deux malabars, Rocky et Musclor. Dans son article, Gérard Manvussa mentionnait le nom d'un contact au Brésil : Isabel Dos Santos, journaliste et écologiste dans l'âme. C'est sa seule piste dont dispose le trio pour retrouver Alex. Flanqué de ses gros bras, James Dadok se rend au domicile d'Isabel... qui réussit à prendre la fuite. Sur le répondeur de la fuyarde, Dadok enregistre un message dans lequel il menace Manvussa et Kovert des pires représailles s'il ne récupère pas son perroquet.

Moi, le génie génial de la recherche en tous genres - surtout celle qui me rapporte des sous -, j'ai pensé que l'ordinateur serait plus bavard que cette peste de journaliste ! J'avais raison. Là : Kovert... un mail... l'église de Las Mercês... Bingo ! Je l'aurai ce cow-boy de la fuite. A nous deux Manvussa ! Et sans perdre de temps, je lance à mes deux sbires : En route moussaillons ! A l'église, en avant toute !
Arrivés devant l'édifice, je décide de diviser mon équipe : toi Rocky, tu fais le tour par la droite, et toi Musclor, par la gauche. Pendant ce temps, je fouille l'église.
Comment vous décrire Rocky et Musclor ? Vous prenez un peu des Dupont et Dupond, question détectives, vous y ajoutez un soupçon de frères Bogdanoff, question intello, un chouillat de Rey Mysterio et Stallone, pour le muscle, et voilà, c'est eux ! Un quintal chacun sur deux pattes, trois mètres quatre-vingt dix à eux deux. De sombres brutes, à la comprenette difficile certes, mais redoutables d'efficacité pour effrayer l'ennemi.
Bon, mais qu'est-ce que je disais ? Ah, oui ! J'entre dans l'église. Je suis en train de fouiner quand j'entends une voix nasillarde parler en latin. Mille millions de sabords, c'est Alex ! Mais impossible de localiser le son car, à ce moment même, les cloches se mettent à tinter à toute volée. Je fais le tour de l'église : rien. Je vérifie les cabines de confessionnal : toujours rien. La sacristie : personne. Soudain, j'entends la lourde porte d'entrée qui claque et je les aperçois Manvussa et mon perroquet. Je me lance à leur poursuite... et tombe nez à nez avec mes gros bras. Ils n'ont rien vu. Le muscle, bien sûr, pas la tête. Choux blanc !
A ce moment Musclor s'écrie :
- Là ! En direction du port. C'est eux, je les reconnais.
- Bibendum, lui dis-je, tu ne pouvais pas le dire plus tôt. Allez, au port ! On fonce !
Mais une fois sur les quais, je les vois s'éloigner à bord d'un bateau, direction l'Amazone. Re-choux blanc !
Tonnerre de Brest, il nous faut les suivre ! Une barque, un voilier, un pédalo, vite !

 

VI- Les Sans Terre (récit de Gérard Manvussa)

A bord de l'Antonio Lemos, Alex et Gérard commencent à regretter d'avoir choisi le bateau. Beaucoup de monde s'entasse sur le pont et la barcasse menace de chavirer. Ils débarquent finalement sains et saufs à Santarem, rencontrent des "sans terre" et prennent le bus qui emprunte la Transamazonienne en direction du Pérou.

- J'ai le mal de mer, me murmure Alex pour ne pas attirer l'attention des autres passagers, les graines que j'ai mangées ce midi me remontent dans le bec. Et tu verras, Gérard, dans l'autobus ça ne sera pas mieux. On va être compressé comme des sardines et le trajet... Pffff ! Des plus chaotiques !
- Pire que la barge ? Je pense, est-ce possible ?
- C'est possible ! Confirme Alex, comme s'il m'avait entendu penser. Puis il m'explique : la construction de la Transamazonienne a commencé dans les années 70. Trois mille sept cent kilomètres : c'est long à construire ! D'ailleurs, la route n'est toujours pas achevée. Et imagine le nombre d'arbres qu'il a fallu couper ! Mon père a vu de nombreuses associations d'écologistes déboutées et l'urbanisation continue de gagner du terrain. Quant aux terres de part et d'autre de la route, promises à des milliers de paysans sans terre qui espéraient pouvoir enfin vivre dignement, elles leur ont été arrachées par des pistoleros à la solde des grands propriétaires.

Au départ de la gare routière, nous prenons un bus en direction du Pérou. Assis près de nous un nommé Ricardo, écologiste convaincu, annonce :
- Et voilà ! 320 000 terrains de football ! Quel scandale!
- C'est ce qu'ils ont construit ? Et je dis : ça faut aimer le foot !
- Non, tu n'y es pas. En cinq mois, les éleveurs de bétail, les planteurs de soja et leurs complices des compagnies forestières ont détruit l'équivalent de 320 000 terrains de football de forêt amazonienne ! Regarde, insiste-t-il, c'est écrit là, dans le journal.
Une autre personne prend la parole :
- Ma famille et moi étions installés aux portes d'une fazenda. Les propriétaires laissaient leurs maisons et leurs terres à l'abandon. Alors, nous y avions installé une école et un dispensaire. Mais vingt pistoleros nous ont attaqués. Beaucoup d'entre nous ont été blessés et une balle m'a même effleuré le bras. Il a fallu fuir, errer de nouveau.
- Eh oui, dis-je à ces deux braves personnes, l'argent, toujours l'argent ! Et pas de pitié pour le petit peuple, pas de respect pour Dame Nature.
- Crois-moi ou pas, me chuchote Alex à l'oreille, tu verras que si rien ne change, les hommes devront payer le prix fort. D'autres que vous en ont fait l'expérience et... Mais, je me tais. Tu dois toi même trouver les solutions des énigmes.
Malgré dix heures d'embourbement, la route cabossée et détrempée a fini par nous amener à la frontière bolivienne. Nous approchons du lac Titicaca.

 

VII- Belém/Pérou, classe Grand Luxe (récit de James Dadok)

Persuadé que la journaliste Isabel Dos Santos le mènera à son perroquet, James fait appel à ses connaissances mafieuses pour traverser le Brésil et rejoindre le Pérou dans le grand luxe.

- A l'Ouest en avant. Souquez ferme, les jumeaux ! Allez donc, écornifleurs ! Ah, ce sapajou de Manvussa, si je le tenais...
Nous avons mis deux bonnes heures avant d'arriver en vue du port Tamandaré. Rocky et Musclor sont à bout de force. J'appelle à la rescousse mes amis pistoleros : Ignacio et Christiano - Je les ai connus alors qu'ils étaient au service de don Mauricio, le "Doutor", avant que celui-ci ne doive quitter sa fazenda sous la menace des Sans Terre.
Ils sont au rendez-vous et nous emmènent en limousine jusqu'à la vedette à bord de  laquelle nous continuons notre route sur l'Amazone. Je profite du voyage pour discuter business, prendre quelques renseignements sur les orpailleurs avec qui je suis en contact.
Arrivés à Itaituba, un gros trafiquant de bois, qui s'est enrichi depuis la construction de la Transamazonienne, me prête son jet privé. Direction le lac Titicaca. En effet, j'ai pu découvrir par mon réseau d'espions qu'Isabel Do Santos s'y était réfugiée, et je prends le parti de croire que Manvussa tentera de la contacter.
A nous deux, journaliste du dimanche ! Alex, je te tiens !

 

VIII- Une découverte surprenante (récit de Marie Kovert)

Après des analyses scientifiques, Marie et Moustique concluent que la substance violacée, laissée par Alex dans la cage qu'il avait occupée au zoo, ne peut être que d'origine extra-terrestre. Leurs recherches les amènent alors sur la piste d'Anatole Coudreau, explorateur français mort à la fin du XIXème siècle.

- Incroyable ! Cette substance m'est totalement inconnue. Ni végétale, ni minérale, ni animale, pas d'ADN répertorié. Cette matière violacée n'a pas d'origine terrestre.
- Que veux-tu dire Marie ? Demande Moustique, ce qu'Alex a appelé "graine" serait d'origine... extra-terrestre ? Inimaginable, impensable, fantastique, cosmique ?!?! Comment peut-on expliquer un tel phénomène ?
- J'ai fait des recherches. Seul un certain Anatole Coudreau décrit, à la fin du XIXème siècle, une trouvaille et des conclusions identiques aux miennes. Dans son manuscrit, il annonce sa volonté de présenter ses travaux à l'exposition universelle de Paris, en 1900, en même temps que Gustave Eiffel sa célèbre tour. C'était un fou et un visionnaire. La révolution industrielle commençait à peine, mais déjà il imaginait un avenir des plus sombres pour notre planète.
- Comment ? Un écologiste avant l'heure ?
- L'un des premiers, Moustique. Figure-toi que c'est par hasard qu'il a découvert la fameuse graine. Pendant une expédition aux abords du Lac Titicaca, quelques particules violacées s'étaient mêlées à la nourriture de son perroquet, Jacasse, et celui-ci avait montré des signes d’intelligence exceptionnelle. J'ai sous les yeux une partie des notes qu'il a prises. Il parlait toutes les langues, décrivait un voyage très lointain dans une contrée inconnue, à bord d'un vaisseau capable de traverser des galaxies entières.
- Une autre planète, c'est ça, c'est ça Marie ?
- Oui. Mais apparemment, ses habitants l'ont fuie en urgence. Ils en avaient épuisé ses ressources et c'est en catastrophe qu'ils ont atterri au Pérou. Hélas, la Terre leur a été fatale. En arrivant, ils n'ont pas pu s'acclimater, pas même se nourrir. Alors qu'ils tentaient de repartir, leur vaisseau a explosé. Ils ont tous trouvé la mort lors de cette explosion... qui a fait jaillir des profondeurs de la Terre un gigantesque lac, jusqu'alors sous terrain : le lac Titicaca. Comme trace de leur passage, ils n'ont laissé qu'un tas de petites pierres violacées et les débris de leur vaisseau qui doit giser au fond de l'eau. C'est un échantillon de ces pierres que Coudreau avait analysé. Ses effets sur Jacasse lui ont donné l'idée de former une armée de perroquets savants en les nourrissant de "graines améliorées". Ils comptait les offrir à toutes les nations pendant l'exposition de 1900. Il voulait mettre en garde les dirigeants, éviter que les peuples, ne fassent la même erreur que les extraterrestres qui, par leur stupidité, avaient détruit leur planète. Mais il est mort un an trop tôt. Les perroquets n'ont pas pu être les premiers ambassadeurs écologistes de la Terre. Reste Alex ! Que va-t-il nous apprendre, Moustique ? Allez, fais ta valise, on file au Pérou !

 

IX- GRI 89 top secret ! (récit de James Dadok)

James Dadok va essayer de vendre à une grande firme internationale de pharmacologie le GRI89, mais, comme dit le proverbe : il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant d'avoir...  mis la main sur Alex.

J'avance dans le hall de la Hight Pharma Society, accompagné de mes deux collaborateurs engoncés dans des costars de location pour impressionner le client. D'un pas décidé, j'entre dans l'un des ascenseurs, appuie sur le bouton de l'étage 49, celui du boss de la célèbre HPS, dont les bureaux sont domiciliés à Lima.
Son business consiste à trouver de nouvelles molécules qu'il expérimente et transforme en médicaments... revendus très très chers sur le marché de la santé. J'ai une proposition à lui faire : le GRI89 ! Ben oui, les graines d'Alex quoi... J'en possède quelques échantillons, qui se sont révélés nocifs pour le cerveau humain. J'ai essayé sur Rocky et Musclor et voyez le résultat : ils ne sont pas plus futés pour autant. Même moins ! Au bout d'un moment, j'ai arrêté de leur en faire prendre. Les pauvres ils avaient des maux de crâne atroces !
Bref, revenons à Harry Power. Le grand patron me reçoit, m'écoute... mais sans la preuve vivante - Alex - il refuse de mettre la main au porte-monnaie. Quand il nous congédie, poliment mais fermement, j'ai même la désagréable impression qu'il me prend pour un fou. Eh m... ! Encore bredouille ! Re-re-chou blanc ! Cet astronaute d'eau douce, ce faux jeton à la sauce tartare ne sait pas ce qu'il perd ! Si l'on parvenait à éliminer les effets secondaires, à faire fonctionner le GRI89 sur l'homme, ceux qui en possèderaient auraient le monde à leurs pieds.
En attendant, mes finances sont mauvaises. Je décide d'aller voir un vieil ami orpailleur : il a bien une pépite pour moi.

 

X- Pollos, la planète perdue (récit de Marie Kovert)

Moustique et Marie sont dans l’avion. Destination Pérou. Leurs objectifs : en savoir plus sur les extraterrestres de la planète Pollos décrite dans les travaux d'Henri Anatole Coudreau et retrouver Alex et Gérard, qu'ils ont pu prévenir de leur arrivée. Pendant le vol, Moustique relit les notes de l'explorateur français.

- Dis donc Marie, s'exclame Moustique, la vie sur la planète Pollos, la planète violette, c'était drôlement chouette ! Des véhicules supersoniques pour tous, fonctionnant au "concentrum plus", un gaz puisé dans leur sous-sol. Leurs habitations avaient tout le confort dernier cri.
- Ah, mais rien n'est parfait ! Continue Marie : ils étaient grands consommateurs de Trome 100, une sorte d'électricité dont l'exploitation a fini par épuiser les réserves de la planète et diminuer la fertilité des sols. Trop nombreux, plus de place, plus de nourriture, plus de carburant, des conflits ont éclaté partout : ça a été la pagaille ! Seuls quelques vaisseaux ont pu s'enfuir, emportant avec eux des réserves de "pierres violettes". Pour eux, c'était l'espoir de retrouver un territoire nouveau, de s'y installer et d'y survivre.
- Pierres ou graines, enchaîne Moustique, elles étaient comme l'eau pour les humains : indispensable. Elles avaient en plus la particularité de contenir la mémoire, l'histoire de tout un peuple. Chaque vaisseau en avait une réserve suffisante pour tenir quelques années.
- Mais, Coudreau en a fait l'expérience, rappelle Marie, elles ne sont efficaces que sur les animaux. Pour les humains, elles sont toxiques. C'est sans doute de cela qu'il est mort : en voulant servir de cobaye. Il en a avalé, ça l'a rendu malade. Seuls des animaux - des perroquets en tout cas, nous savons qu'ils ont pu parler et témoigner - en ont ressenti les effets bénéfiques.
- Peut-être les insectes, aussi, suggère Moustique qui se sent concerné. Qui sait ? Regarde les fourmis, si c'est pas intelligent ces bestioles-là !
- On nomme "graines" ces particules, précise encore Marie, mais elles n'en ont pas les propriétés. Les cultiver est impossible, elles ne repoussent pas. Cela aussi, Coudreau l'avait expérimenté sans succès.
- Il me tarde d'en savoir plus grâce à Alex, s'impatiente Moustique.
- S'il reste encore des "pierres violettes", décide Marie, il faudra absolument les retrouver.

 

XI- Au dessus du toit du monde (récit de Gérard Manvussa)

Gérard et Alex arrivent au Pérou où Isabel Dos Santos les accueille avec des informations venues de France, surprenantes.

Je laisse Ricardo qui a fini par jeter son journal et Antonio le sans terre à la descente du bus, en leur promettant de tout faire pour que leur lutte soit reconnue de tous.
De Riberalta, un avion nous emmène au bord du lac Titicaca, au Pérou.
Nous survolons la Cordillère des Andes. On peut apercevoir des sommets volcaniques, le point culminant de cette fabuleuse chaîne de montagnes est l'Aconcagua, 6 959 m.
Qu'est-ce qui nous attend au Pérou ? Quelle réponse donner à cette énigme avec l'eau pour fil conducteur ?
Je m'embrouille, finis par m'assoupir. Je fais un cauchemar : un énorme Big Bang détruit notre planète, des voix de perroquets crient : "on te l'avait bien dit ! On te l'avait bien dit !" Je me réveille essoufflé et en sueur. Alex me glisse à l'oreille :
- Terminus, tout le monde descend.
A notre sortie de l'avion, à notre plus grande surprise et pour notre grand plaisir, Isabelle dos Santos nous accueille. Elle est saine et sauve et a des nouvelles de France. Des nouvelles des recherches de Marie et Moustique qui vont nous laisser sans voix. Seul Alex a un petit rictus. Il sait, lui.

 

XII- Retrouvailles à Lima (les révélations d'Alex)

A l'aéroport de Lima, ce sont les grandes retrouvailles. Marie et Moustique arrivent de France avec les renseignements trouvés dans les archives d'Anatole Coudreau. Gérard, Alex et Isabelle sont là aussi. Tous sont enfin réunis. L'énigme du lac des origines, va trouver sa réponse, le code Alex va être déchiffré.

Un taxi les dépose devant l'hôtel où Isabel a réservé des chambres.
- Allons dans ma chambre, propose Alex, nous serons à l'abri des oreilles indiscrètes.
Et, une fois la porte fermée, le perroquet livre les derniers détails de l'affaire. Le mystère du CRI89, tant convoité par Dadok, est enfin éclairci.
- Le CRI89, commence le perroquet, était la réserve de nourriture emportée par les Pollossiens dans leur fuite. Cette réserve, en tout cas celle du vaisseau qui s'est écrasé au Pérou est à ce jour totalement épuisée. Malheureusement il ne doit en rester qu'une centaine de grammes. Sur Pollos, le CRI89 était la base de l'alimentation des Pollossiens. La substance fournissait les éléments nutritifs nécessaires à leur vitalité, leur croissance mais aussi leur éducation. Chez eux, pas d'école ! Développer les connaissances, perpétuer la mémoire des anciens est sans doute la plus extraordinaire fonction du CRI89. Rien qu'en l'absorbant régulièrement, chaque individu accède aux savoirs les plus élaborés.
- Dommage que ça ne marche pas pour les humains, se hasarde Moustique.
- Pas sûr, réplique Alex. Les pollossiens n'ont pas pu venir à bout de la pollution que leur surconsommation en Trome 100 et en Concentrum avait générée. S'il fallait ne retenir qu'une chose de leur histoire, c'est qu'il faut respecter son environnement, sa planète. Pollos a disparu, le CRI89 a disparu. Pour notre planète, il est encore temps de réagir... Mais il faut faire vite. C'est ce que nous enseigne le Code Alex... et nos ancêtres amérindiens. L'air, l'eau, la terre, sa faune et sa flore sont des héritages sans prix. Leur équilibre est fragile. Gare au point de non retour. C'est cela que nous devons retenir de l'expérience des Pollossiens.

 

XIII- Quelques fois, il y a une justice (récit de James Dadok)

Gros titres dans la presse péruvienne : arrestation d'un gros trafiquant et de ses deux complices.

Je me souviendrai longtemps de mon arrivée à Lima. Une centaine de policiers, armés jusqu'aux dents - matraques, fusils M16, AK47 - m'attendait sur le tarmac. Ils ne furent pas longs à trouver les quelques deux kilos de pépites d'or que j'avais cachés dans la soute à bagages de l'avion.
Quelques jours auparavant, après l'échec de ma tentative de revendre le GRI89 à la HPS, j'étais passé à l'hôtel Gondenza. C'est là que tous les orpailleurs du nord du Brésil rapportent les pépites d'or qu'ils ont péniblement extraites des bords du fleuve Amazone.
Un certain Yumi Kakouchi se charge alors d'effectuer les transactions financières se rapportant à la revente de l’or. Cet asiatique, est mon ami depuis des lustres. Il a mis au point un marché parallèle : il trafique le poids de l'or grâce à une balance électronique truquée. Milligramme par milligramme, il rogne sur la part des orpailleurs. A moi ensuite de faire passer clandestinement le butin au Pérou, où une troisième personne refourgue la marchandise à de fidèles clients, indiens et chinois essentiellement.
Problème : depuis quelques temps, les orpailleurs sont devenus soupçonneux et Kakouchi gourmand - sa troisième fille se marie bientôt. Cette fois-ci, ils ont fait surveiller l'hôtel par la brigade financière gouvernementale qui a pu démasquer les agissements de Yumi. M'a-t-il à son tour balancé aux autorités ? Est-ce que j'étais surveillé moi aussi ? Toujours est-il qu'après la fouille de nos bagages, les jumeaux et moi avons été mis aux arrêts, puis condamnés.
C'est donc depuis ma cellule que je m'adresse à vous.
Envoyez vos messages de soutien - et les sous - à : James Dadok, prison de Lima, cellule 5624.
Ah, la vie carcérale, j'vous jure... c'est pas du gâteau !
Bien à vous,
James

 

XIV- Epilogue noir

Soixante années plus tard...
Tout est prêt pour le départ des vaisseaux. Sur le quai d'embarquement, j'aperçois un visage familier, celui d'un ancien copain du CM2. Tristement, nous prenons place à bord du vaisseau amiral.
- Qu'avons-nous fait ? se lamente t-il.
- Te rappelles-tu d'Opération Amazone, c'était il y longtemps... nous étions en CM2, les Pollossiens avaient exagéré : ils utilisaient des énergies polluantes et non renouvelables... Nous avons fait la même chose.
- Je me souviens de nos espoirs... Rien n'est allé comme on le souhaitait.
- Vingt ans après, nous étions 20 milliards de Terriens. le nombre de véhicules motorisés ne faisait qu'augmenter, les industries tournaient à plein régime...
- Après avoir épuisé les ressources en énergies fossiles, puis appauvri les sols pour la fabrication de l'éthanol, la couche d'ozone s'est effritée, la température est montée à 30° dans l'hémisphère nord...
- Les pôles ont disparu, le niveau de la mer est monté de dix mètres, inondant les terres. La moitié de la France a disparu.
- Quarante ans plus tard, seul un milliard de personnes survivaient dans des bulles flottantes trouvant leur oxygène vital dans l'eau.
- Notre nourriture avait disparu. Seules des pilules protéinées et vitaminées nous permettaient de survivre.
- Aujourd'hui, soixante années plus tard, les dernière réserves sont taries, nous avons fait et refait le tour de la planète, il n'y a plus rien.
- Seule solution : aller chercher dans une autre galaxie, une planète pouvant nous accueillir.

A bord des vaisseaux, une réserve de GRI89, ressemblant à des graines bleues a été embarquée pour survivre durant le voyage. Dans ces graines, nos chercheurs ont inscrit l'histoire de la Terre - en les ingurgitant, cette histoire s'imprime dans nos mémoires. Elles nous fournissent en même temps un concentré de nourriture, d'eau et d'air.

- J'ai très peur me glisse mon vieil ami dans le creux de l'oreille... et s'il n'y avait rien au bout de notre long voyage à travers les galaxies ? Si nous ne trouvions pas de refuge, si comme les Pollossiens, nous terminions notre quête en nous écrasant sur une contrée hostile ?

 

XV- Epilogue vert

Soixante années ans plus tard...
- Tiens j'ai retrouvé la trace d'un projet qu'on avait fait à l'école primaire. T'en souviens-tu ? Il s'agissait d'Opération Amazone.
- Ah oui, je faisais partie des Dadok et toi des Zécolos.
- On avait vu juste: en 2028, on a frôlé la catastrophe.
- Il a fallu que l'eau recouvre la Bretagne et attaque les Pyrénées.
- Il a fallu que les gens ne puissent plus circuler en voiture.
- Il a fallu que les gens n'aient plus d'eau potable, manquent cruellement de nourriture.
- Il a fallu que la terre soit recouverte par des tonnes de déchets.
- Il a fallu tout cela pour que les instances internationales décident enfin de protéger la planète.
- Heureusement, au cours des deux décennies qui ont suivi, le monde s'est réorganisé.
- On a changé le type de société, d'une société de surconsommation, on est revenu à des habitudes plus raisonnables.
- On a retrouvé des moyens de locomotion non polluants, tels que le vélo, la marche à pieds...
- Et pour les grands trajets, on utilise des transports en commun, tiens !
- Les usines ont dû respecter des normes très strictes de protection de l'environnement.
- Afin que tous les Terriens puissent avoir de l'eau potable, un nouveau système de distribution a été mis en place et l'eau "potable" n'a plus été utilisée que pour "boire".
- Une lutte contre les gaspillages en tout genre a été menée à bien. Les déchets ont diminué de volume pour atteindre le niveau zéro grâce au recyclage de toutes les productions de l'homme.
- En 2048, on a enfin constaté un refroidissement de la planète. Les glaces des pôles se sont reformées, l'eau qui envahissait les terres s'est retirée. ouf !
- Aujourd'hui, en 2068, beaucoup d'espèces d'animales et végétales ont été sauvées, un comité international de surveillance veille et, contrairement à la planète Pollos, la Terre a survécu. Mais attention, l'équilibre entre les hommes et leur planète est encore fragile.

 

FIN

 

Postface : Histoire de l'histoire

Comment sont nés les personnages du code Alex.
Au printemps 2008, un journaliste, grand reporter, Philippe Revelli est venu dans notre classe avec dans la tête un projet : Opération Amazone.
Le défi qu'il nous lancé était le suivant : imaginer une histoire avec pour fil conducteur , le fleuve Amazone et quelques pistes qu'il nous enverrait chaque semaine du Brésil où il allait partir. Pour cela, il nous demandait de tenir un blog.
Oui, oui, oui... pas évident tout cela.

Quand il a prétendu qu'un perroquet se tenait sur le rebord du tableau, certains d'entre nous l'ont bizarrement regardé, ont vraiment cherché l'oiseau...
Imaginez, a-t-il expliqué !
Nous avons imaginé, et la classe s'est agrandi de nouveaux arrivants... imaginaires.

Le perroquet serait Alex et il serait hors du commun.
La classe serait partagée. Dans une histoire, il y a des bons et des méchants. Des groupes se sont formés.
Les gentils seraient les Zécolos.
Les méchants, c'est en discutant du plus célèbre des capitaines, un vieux loup de mer, à savoir le capitaine Haddock, que le nom du second groupe est né : ils seraient les pirates, à leur tête un nommé Dadok.

La machine était lancée. Chaque lundi, nous étions à nos claviers, dans la salle informatique de l'école Michelet.
Les filles ont ouvert les hostilités et Marie Kovert a rejoint l'équipe.
Nous avions la tête pensante, il nous manquait les jambes.
Qu'à cela ne tienne, les garçons ont créé Gérard, journaliste, photographe, écologiste. Bref grand aventurier ! C'est lui qui nous emmènerait en Amérique du sud.
Les gentils bien en place, les méchants, James Dadok, Musclor, et Rocky, plus bêtes que méchants, tenaces décidés à récupérer le perroquet Alex, étaient en place.
L'histoire pouvait commencer...

Carnet de voyage de la classe de CM2 de l'école Michelet (Hénin Beaumont)